Atmea1, pour entrer sur le marché du nucléaire brésilien

Le géant nucléaire français Areva et son partenaire japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) ont organisé le 28 novembre une "journée Atmea" à Rio de Janeiro, afin de présenter le réacteur ATMEA1 ainsi que la stratégie de localisation de l’entreprise pour la construction de ce dernier au Brésil.

Philippe Namy, président d’ATMEA, la co-entreprise fondée en 2007 et détenue à parité par AREVA et MHI, a inauguré cet événement qui a rassemblé une centaine de professionnels du secteur.

Le Consul général de France, Jean-Claude Moyret, est également intervenu et a souligné " la longue expertise française dans le domaine du nucléaire. Plus de 70% de notre électricité à l’heure actuelle provient d’un parc de 58 réacteurs nucléaires" ainsi que "la confiance de la France dans son nucléaire". Une préocupation de sécurité que le Consul Général a tenu a mettre en avant : "au lendemain de la catastrophe de Fukushima, le monde entier a pris conscience des failles dans la sûreté de certaines installations nucléaires. L’offre française en matière de réacteurs de 3émé génération qui est proposée à nos partenaires étrangers intègre le retour d’expérience de Fukushima. C’est un point fondamental. L’impératif absolu de la sûreté permet à la France de se situer parmi les plus hauts standards mondiaux en matière de nucléaire."

ATMEA déterminé à devenir acteur du nucléaire brésilien

Durant cette journée ATMEA a confirmé sa détermination à accompagner le programme de nouvelles constructions nucléaires du Brésil et à y associer l’industrie locale :

« L’expertise industrielle et l’expérience sont les deux clés du succès de tout projet nucléaire. ATMEA est donc déterminée à travailler avec l’industrie brésilienne par le biais de partenariats mutuellement avantageux, afin d’assurer la réussite du programme nucléaire brésilien  », a déclaré Philippe Namy, Président d’ATMEA. « Cette Journée ATMEA au Brésil a ouvert la porte à de nombreuses opportunités de collaborations prometteuses avec les fournisseurs locaux qui permettront la réalisation des futurs projets nucléaires au Brésil et à l’international. »

JPEG

Le réacteur ATMEA1 est un réacteur à eau pressurisée (REP) évolutionnaire de Génération III+ et de taille moyenne intégrant des technologies éprouvées. Il offre ainsi à la fois un niveau de sûreté optimal et des performances opérationnelles et économiques exceptionnelles. Le réacteur ATMEA1 est la meilleure réponse aux besoins énergétiques et aux contraintes du Brésil. Parfaitement adaptable aux caractéristiques du réseau électrique brésilien, le réacteur ATMEA1 peut fournir aux électriciens brésiliens une flexibilité opérationnelle accrue.

Le réacteur ATMEA1 a déjà été pré-sélectionné en Jordanie et pré-qualifié en Argentine pour les programmes nucléaires de nouvelles constructions de ces deux pays. ATMEA a également des perspectives en Asie où des électriciens ont exprimé leur intérêt pour le réacteur.

Brésil : Diversifier le mix énergétique

Le Brésil a lui aussi une grande expérience dans le nucléaire, de plus de cinquante années. Avec la centrale d’Angra Dos Reis et ses deux réacteurs, bientôt trois, plus de 30% de l’électricité de l’état de Rio de Janeiro provient du nucléaire. Cette énergie participe activement au développement économique de la région. C’est un atout et un complément indéniable mais aussi indispensable, au bouquet énergétique local.

Au cours des dix prochaines années, l’augmentation de la demande énergétique au Brésil est estimée a environ 50%, avec une croissance de la consommation d’électricité de 4,5% en moyenne par an. C’est pourquoi le pays, qui possède actuellement deux réacteurs nucléaires produisant 3,2 % de son électricité, envisage d’étendre son programme nucléaire avec la construction de nouveaux réacteurs (de 4 000 MW à 8 000 MW de capacité totale) d’ici 2030 afin de diversifier son mix énergétique, qui dépend aujourd’hui à plus de 90% de l’énergie hydroélectrique.

Une coopération franco-brésilienne déjà forte

Le Brésil et la France coopèrent dans le domaine nucléaire, que ce soit par l’intermédiaire des relations existant entre les entreprises, ou encore par l’intermédiaire des structures institutionnelles. Ces liens ont été renforcés depuis l’année 2002 par la signature d’un accord cadre bilatéral sur l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, accord mis en œuvre par l’intermédiaire de la Comissão Nacional da Energia Nuclear (CNEN) pour le Brésil, et par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) pour la France.

Source : AREVA (communiqué de presse)

publié le 28/07/2014

haut de la page