Les Français de Rio - Février 2015

Chaque mois, nous vous proposons une rapide rencontre avec des Français qui ont choisi de vivre à Rio. Quelques questions, toujours les mêmes, dressent de brefs portraits, qui sont l’occasion de mieux connaître notre communauté.

Marie Legleye : "Rio c’est corps, nature, samba !"

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Marie a 27 ans et est Carioca depuis 1 an.

Ville d’origine : Lille

Quartier de Rio : Ipanema

Pourquoi avoir choisi Rio ?
Je voulais vivre à l’étranger, connaître une autre culture. J’hésitais avec la Chine mais la culture brésilienne présentait l’avantage d’être assez proche pour pouvoir m’y intégrer plus facilement. Et puis Rio c’est une destination qui fait rêver, j’ai l’impression d’avoir vécu sur un petit nuage pendant 1an.

Quelles ont été les premières impressions en arrivant ici ?
En sortant de l’aéroport, le taxi est passé par la Lagoa, j’ai été fascinée par cette nature luxuriante et par le nombre de sportifs qui courent et font du vélo le long de la Lagoa. Ce qui m’a séduit également, c’est la musique, les blocos en particulier, parce que je suis arrivée au moment du carnaval.

Quelle est votre occupation professionnelle, votre engagement, votre activité principale actuellement ?
Je suis architecte d’intérieure. Depuis mon arrivée à Rio je participe avec Diane, une de mes meilleures amies, à un superbe projet sportif et solidaire : le Trophée Roses des Andes 2015. C’est un rallye 100% féminin qui partira de Salta (ARG) le 15 Avril 2015 pour une semaine de compétition et 3000 kilomètres dans la cordillère des Andes. Au total 60 équipages participeront à l’événement. Chacun doit lever des fonds pour relever le défi et soutenir l’association Equinoterapia del Azul, une association locale d’Equinothérapie (une méthode qui vise à aider les personnes handicapées mentales et physiques grâce à la pratique de l’équitation). Dans notre cas, notre équipage 4youx4us vient également en aide à l’association française Rêves, qui aide les enfants atteints de pathologies graves à réaliser leur rêve et y puiser l’énergie nécessaire pour combattre leur maladie.

Depuis le début de l’aventure, grâce à nos sponsors, partenaires et amis, nous avons levé quinze mille euros… D’ici le départ, il nous reste à réunir dix mille euros. Il y a donc encore du boulot ! Diane et moi somme impatientes de participer au Trophée. En plus d’être une folle aventure, c’est un évènement qui véhicule des valeurs que nous partageons : une image de la femme valorisante (dynamique, indépendante, curieuse, responsable), un évènement éco-responsable (compensation des émissions de CO2 à travers la participation à un projet de parc naturel en Argentine), et solidaire (les bénéfices du rallye sont reversés à ces associations, qui font un travail admirable).

Qu’est-ce que Rio a changé en vous ?
J’ai beaucoup été touchée par la gentillesse, la générosité et l’ouverture d’esprit des cariocas. Je vais bientôt devoir quitter Rio et je sais que j’y ai gagné des amis que je pourrai venir revoir. Je trouve que est une ville dans laquelle on ne peut pas être triste. On peut-être en colère parce que c’est chaotique, on peut être fatigué parce que c’est bruyant, mais triste, non !

Être Carioca pour vous, c’est quoi ?
Être Carioca c’est être enthousiaste, optimiste. Les cariocas sont très accueillants, patients, ouverts mais il ne faut pas non plus perturber leur rythme. Et puis ils adorent généralement les français, on a de la chance.

Si vous deviez choisir un endroit à Rio, quel serait-il ?
La Lagoa : sa lagune, ses montagnes au loin, son coucher du soleil et ses sportifs.

Rio en trois mots :
Corps, Nature, Samba

Bertrand de Solere : "Rio c’est chaleur, nature, bien-être !"

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Bertrand a 45 ans et est carioca depuis 18 ans. Il est marié et a un petit garçon.

Ville d’origine : Laval

Quartier de Rio : Arpoador

Pourquoi avoir choisi Rio ?
Je suis né au Brésil, mon père y travaillait comme géologue mais nous avons quitté le pays lorsque j’avais 2 ans. Plus tard, j’ai eu envie d’y retourner et j’ai cherché une entreprise française pour m’y envoyer. J’ai alors rejoint l’entreprise Degrémont, le temps d’une mission de quelques mois, pour analyser les projets de Build Operate and Transfer (BOT) qui commençaient au Brésil, en 1996-1997. A la fin de cette mission, j’ai décidé de passer quelques temps chez un ami qui vivait à Rio et, de fil en aiguille, j’ai commencé à travailler dans le cabinet d’avocat Gouvea-Vieira. Pour moi, Rio n’a pas été un choix mais plutôt un hasard ou un coup du destin, des opportunités se sont présentées à moi et je les ai saisies au bond.

Quelles ont été les premières impressions en arrivant ici ?
Une double impression : à la fois un site naturel à couper le souffle et à l’inverse une architecture que je ne trouvais pas très attrayante comparée à celle que nous côtoyons dans les villes européennes.

Quelle est votre occupation professionnelle, votre engagement, votre activité principale actuellement ?
Je suis avocat au barreau de Rio de Janeiro. Mes clients sont en grande partie des investisseurs étrangers, notamment français, qui ont investi ou souhaitent investir au Brésil.

Qu’est-ce que Rio a changé en vous ?
Je ne pense pas avoir changé, je dirais plutôt que Rio fait partie de mon parcours de vie.

Être Carioca pour vous, c’est quoi ?
Être Carioca c’est profiter du moment présent, de bonheurs simples, du soleil, de la nature et de la vie de famille.

Si vous deviez choisir un endroit à Rio, quel serait-il ?
Le Solar Real à Santa Teresa.

Rio en trois mots :
Chaleur, Nature, Bien-être

Chris Le Moine : "Rio c’est inégalités, jeunesse, nature !"

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Chris a 52 ans et est carioca depuis 17 ans. Elle est en couple, mère de 3 filles de 26, 24 et 19 ans.

Ville d’origine : Paris

Quartier de Rio : Santa Teresa

Pourquoi avoir choisi Rio ?
Mon mari travaille dans le secteur pétrolier et a été muté à Rio. Initialement, c’était donc surtout une décision liée aux besoins de sa société, nous n’avions pas particulièrement choisi Rio.

Quelles ont été les premières impressions en arrivant ici ?
J’ai tout de suite été frappée par la beauté naturelle du site, la gentillesse des gens et leur accueil si chaleureux, mais aussi par le bruit constant de la ville. Nous venions d’Argentine, j’étais triste de quitter Buenos Aires mais j’ai senti que je serais vite chez moi à Rio. J’ai aussi été frappée par la misère, ça a été un choc. Depuis le début, j’ai eu conscience de la chance que nous avions de vivre la ville dans d’aussi bonnes conditions.

Quelle est votre occupation professionnelle, votre engagement, votre activité principale actuellement ?
Je suis executive coach depuis 2009. J’ai d’abord été consultante dans un cabinet de conseil RH puis je me suis mise à mon compte. J’aime accompagner les gens qui se posent de vraies questions sur leur vie personnelle et professionnelle. Pour moi, le coaching est avant tout un partenariat entre le client et son coach, afin de développer ses compétences et ses comportements, de dresser un plan d’action structuré pour parvenir aux conquêtes personnelles ou professionnelles qu’il s’est fixé. Le coach utilise des outils, techniques et méthodologies éprouvées pour accompagner le client dans son processus de transformation. Je suis aussi engagée au sein d’une ONG, appelée Solidariedade França-Brasil qui va bientôt fêter ses 30 ans à Rio et qui s’investit auprès des autorités publiques et de la société civile pour la défense des droits à l’éducation, à la santé et et des droits civiques des enfants et adolescents défavorisés.

Qu’est-ce que Rio a changé en vous ?
Vivre à Rio a changé ma vision du monde. Au fil des années, j’ai développé une sensibilité toujours plus forte face aux enjeux sociaux et environnementaux du monde dans lequel je vis. Aujourd’hui, je suis convaincue que chacun doit se responsabiliser et peut apporter sa contribution, aussi petite soit-elle.

Être Carioca pour vous, c’est quoi ?
J’admire les cariocas pour leur joie de vivre, leur optimisme, leur débrouillardise. Beaucoup sont dans une lutte constante pour assurer leur survie et défendre leur dignité. Ce qui caractérise les cariocas, c’est aussi leur amour profond pour leur ville et une certaine insouciance qui peut être à double tranchant car cela maintient la société carioca dans un état d’esprit parfois court-termiste.

Si vous deviez choisir un endroit à Rio, quel serait-il ?
Le quartier de Santa Teresa, pour le calme, la nature qui l’entoure, son côté petit village et les artistes qu’on y côtoie. Et puis c’est une colline, il y souffle un léger vent qui rafraîchît un peu l’air parfois étouffant des journées d’été cariocas.

Rio en trois mots :
Inégalités, Jeunesse, Nature.

Jimmy Mercier : "Rio c’est musique, mer, légèreté !"

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Jimmy a 29 ans et est carioca depuis 1 an.

Ville d’origine : Lyon

Quartier de Rio : Santa Teresa

Pourquoi avoir choisi Rio ?
Je suis venu la première fois à Rio il y a 4 ans comme touriste et je suis tombé sous le charme de l’effervescence de la ville et de l’énergie des cariocas. Entre temps, j’ai créé mon entreprise de services de drones audiovisuels. Ma compagne est journaliste reporter d’images, nous avions tous les deux envie de changer d’air alors nous avons franchi le pas. Il faut dire que dans les métiers du journalisme et de l’audiovisuel, c’est un moment plutôt favorable, avec la coupe du monde en 2014 et les JO en 2016. Et puis, le côté ville côtière, plage, sport, tout ça nous attirait. Le cadre naturel à Rio est fantastique et la musique est présente partout, je me sens bien ici.

Quelles ont été les premières impressions en arrivant ici ?
J’ai tout de suite été frappé par la chaleur humaine des cariocas. J’ai eu l’impression qu’il n’y avait que très peu de barrières entre eux et moi, que je pouvais parler à n’importe quel inconnu sans que cela semble bizarre. J’ai aussi été frappé par le rythme de vie local, ici l’expression « tout vient à point à qui sait attendre » prend tout son sens.

Quelle est votre occupation professionnelle, votre engagement, votre activité principale actuellement ?
Je suis spécialisé dans les services de drones audiovisuels, depuis mon arrivée à Rio j’ai travaillé pour diverses chaines françaises ou sociétés de production. Généralement, je travaille sur des reportages ou sur des films institutionnels (dans les secteurs de l’immobilier, du tourisme, de l’évènementiel culturel ou sportif, ou de l’industrie).

Qu’est-ce que Rio a changé en vous ?
Vivre ici m’a ouvert l’esprit sur d’autres valeurs et d’autres modes de vie. J’ai l’impression d’être plus tolérant et plus patient grâce à cette année passée à Rio. C’est très enrichissant de se confronter à autre chose, à une autre culture, à d’autres réalités.

Être Carioca pour vous, c’est quoi ?
Être Carioca c’est aborder la vie avec légèreté et optimisme. Être carioca c’est aussi vivre avec les difficultés du quotidien et les inégalités, sans jamais se laisser abattre.

Si vous deviez choisir un endroit à Rio, quel serait-il ?
Sur ma planche de surf, dans l’eau, à Arpoador, en fin de journée, quand le coucher de soleil prépare son grand spectacle quotidien. C’est magique !

Rio en trois mots :
Musique, Mer, Légèreté

publié le 09/02/2015

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