Les Français de Rio - Juillet 2014

Chaque mois, nous vous proposons une rapide rencontre avec des Français qui ont choisi de vivre à Rio. Quelques questions, toujours les mêmes, dressent de brefs portraits, qui sont l’occasion de mieux connaître notre communauté.
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Alessandra Cabral : "Rio c’est énergie, joie de vivre et nature."

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Alessandra est en couple. Elle est Carioca depuis toujours.

Ville d’origine :

Quartier de Rio :

Pourquoi avoir choisi Rio ?
Je suis franco-brésilienne. J’ai vécue 14 ans à Paris, j’y suis allée pour mes études et ensuite je m y suis installée suite à une rencontre amoureuse avec un parisien...Mais Rio me manquait. Sa nature exubérante, la bonne humeur des Cariocas, la chaleur, la culture musicale et dansante. Du coup j’ai décidé de rentrer.

Quelles ont été les premières impressions en arrivant ici ?
La ville que j’avais quitté depuis 14 ans avait énormément changé. Bien entendu avec des coté positifs, mais d’autres moins. Par exemple le cout de la vie ici a énormément augmenté.

Quelle est votre occupation professionnelle, votre engagement, votre activité principale actuellement ?
Durant 14 ans j’ai enseigné les danses brésiliennes à Paris et j’ai travaillé comme chorégraphe pour la télévision française. Depuis que je suis rentrée je continue à enseigner la samba, le forro, la gafieira, mais j’ai également créé une agence de tourisme ayant comme thématique la danse, la musique et le sport : Allez Samba Rio. www.allez-sambario.com

Qu’est-ce que Rio a changé en vous ?
Rio m’a appris à relativiser sur certaines choses et surtout à être plus ouverte aux personnes.

Être Carioca pour vous, c’est quoi ?
C’est savoir s’amuser, ne pas prendre tout trop au sérieux, aimer la nature et la musique.

Si vous deviez choisir un endroit à Rio, quel serait-il ?
Floresta da Tijuca

Rio en trois mots :
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Energie, Joie de vivre et Nature.
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Nicolas Bourlon : "Rio c’est équitable, durable et cosmopolite"

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Nicolas a 49 ans, il est papa de quatre enfants. Il est Carioca depuis 23 ans.

Ville d’origine : Saint Michel L’Observatoire, Alpes de Haute-Provence
Quartier de Rio : Urca. Pour moi c’est un village dans la ville… où mes enfants peuvent aller seuls à la « padaria »

Pourquoi avoir choisi Rio ?
Je suis venu au Brésil en 1989 pour le Service National en Coopération à Belo Horizonte pour coordonner un projet de mise en place d’une agence de bassin pour gestion des ressources en eau du Rio Doce ; J’ai contribué à monter une extension de ce projet sur le bassin du Paraíba do Sul qui alimente Rio en eau potable, avec comme objectif la discussion d’une nouvelle loi sur l’eau (adoptée en 1997) avec au passage la présentation de l’expérience française de gestion de l’eau lors de la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement - Rio’92. Je suis resté à Rio pour les opportunités de travail en environnement et la qualité de vie d’une capitale culturelle, la nature à deux pas de chez soi. J’ajoute aussi la qualité de l’éducation offerte à mes enfants par le Lycée Molière.

Quelles ont été les premières impressions en arrivant ici ?
Copacabana et le bruit de la mer le soir de mon arrivée ; La baie et les montagnes à deux pas, le vert de la forêt ; une ville où la nature est partout présente malgré l’urbanisation et l’opposition « asfalto-morro » (goudron – collines) entre la ville formelle et les « favelas » et ou zone Sud – Zone Nord ; Je reste toujours impressionné par le contraste entre la beauté du site – par exemple l’Anse de Botafogo entre les cartes postales du Pain de Sucre et du Christ Rédempteur et la qualité déplorable de l’eau de la Baie liée au retard de 50 ans en assainissement avec 80% des égouts rejetés dans la Baie et en mer sans traitement.

Quelle est votre occupation professionnelle, votre engagement, votre activité principale actuellement ?
Je suis Dr. en écologie et je travaille comme expert international en environnement et gestion de l’eau pour des projets de développement en Amérique Latine et pour les projets industriels au Brésil. Comme engagement : je suis Président du Rio Va’a Club, club pionnier de pirogue polynésienne (fondé en 2000) et actuellement engagé dans le développement du sport chez les jeunes en partenariat avec l’école municipale du quartier et depuis 3 ans avec le Para-Va’a – nous avons 18 athlètes paralympiques dont un champion du monde en 2013 et une championne du monde en 2012 ; l’intégration par le sport est une façon de donner une opportunité à ceux qui sont des victimes de la violence urbaine (1/3 blessés par balle, 1/3 reversés par voitures et bus et 1/3 par accident de moto…). Le reste du temps c’est pour la famille…

Qu’est-ce que Rio a changé en vous ?
Je me suis adapté à la ville et son rythme et j’apprends toujours mais je suis aussi resté français ; Mes enfants sont franco-brésiliens et je leur dis toujours de prendre le meilleur des Français et le meilleur des Brésiliens…

Être Carioca pour vous, c’est quoi ?
Je me considère « francês-carioca » ; Pour moi être Carioca c’est garder mes racines, mon éducation et ma culture française aussi mais mettre mon énergie au profit de la ville ; J’aimerais pouvoir voter aux élections municipales comme peuvent le faire les étrangers résidents en France… Dans la pratique, malgré le temps limité, outre les projets de mon club de va’a j’essaie d’ être présent dans l’Association de quartier d’ Urca, je suis membre du Comité de Bassin de la Baie de Guanabara et du Comité de Gestion du Monument Naturel du Pain de Sucre…

Si vous deviez choisir un endroit à Rio, quel serait-il ?
Rio vu côté mer du Pain de Sucre au lever du soleil… dans mon cas en va’a (pirogue polynésienne)

Rio en trois mots :
Au-delà des clichés… et des atouts de la ville, je décrirais Rio par les opportunités et les défis qui se présentent … Mes trois mots seraient « Equitable, Durable et Cosmopolite » : une ville moins « partagée » et moins violente, plus respectueuse de l’environnement et plus accueillante pour les visiteurs, comme on a pu le voir pendant la visite du pape ou pendant la Coupe du Monde.

Alice Jouclas : "Rio c’est caipirinha,samba, Ipanema !"

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Alice est étudiante. Elle est Carioca depuis moins d’un an.

Ville d’origine : Toulouse

Quartier de Rio : Laranjeiras

Pourquoi avoir choisi Rio ?
Pour le dépaysement, la découverte, je ne connaissais pas du tout le Brésil avant d’arriver mais tout le monde m’en avait dit du bien. Je comprends maintenant pourquoi !

Quelles ont été les premières impressions en arrivant ici ?
Diversité, mixité ! Et un accueil chaleureux de la part des brésiliens surtout que je ne parlais pas le portugais en arrivant.

Quelle est votre occupation professionnelle, votre engagement, votre activité principale actuellement ?
Après un échange universitaire à l’UFRJ pendant 6 mois, je suis en stage dans l’entreprise Eletrobras.

Qu’est-ce que Rio a changé en vous ?
Moins de stress et plus de sport. Bref une meilleure façon de vivre !

Être Carioca pour vous, c’est quoi ?
Ne pas se préoccuper du temps : files d’attente à n’en plus finir, retards en cours ou au travail... Le temps n’a pas la même dimension qu’en France !

Si vous deviez choisir un endroit à Rio, quel serait-il ?
Le quartier de Catete/Largo do Machado pour ses rues commerçantes animées

Rio en trois mots :
Caipirinha, samba, Ipanema !

Alexandre Villeger Darbon : "Rio c’est plage, joie et merveilleux"

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Alexandre est étudiant. Il est Carioca depuis six mois.

Ville d’origine : Grenoble

Quartier de Rio : Copacabana

Pourquoi avoir choisi Rio ?
J’ai choisi Rio de Janeiro pour deux raisons essentielles. Dans un premier temps, j’ai toujours été fasciné par cette ville, cette topographie, ce mélange entre océan et montagne. L’atmosphère les Cariocas, ainsi que la vie à la plage ont motivé mon choix. Et dans un second temps, c’est le timing vu que je suis un grand fan de football et de sport en général je ne pouvais pas mieux tombé que pendant une période de coupe du monde au Brésil.

Quelles ont été les premières impressions en arrivant ici ?
À la hauteur de ce que j’attendais, un dépaysement total et profond par rapport à ce que je vivais en France. Un changement important que ce soit au niveau de la ville ou de la culture et la façon d’être des Cariocas.

Quelle est votre occupation professionnelle, votre engagement, votre activité principale actuellement ?
Je suis étudiant en master 1 à sciences Po Grenoble, master communication politique et institutionnelle. Au Brésil j’étudiais la communication à l’école de communication de l’UFRJ. Et de manière plus générale je travaille en France en tant qu’éducateur sportif pour les jeunes dans un club de football.

Qu’est-ce que Rio a changé en vous ?
Je ne dirai pas que Rio m’a profondément changé, mais c’est certain ces six mois passés ici m’ont permis de découvrir une nouvelle culture à l’opposé de ce que peut être la France sur certains points et de faire de nombreuses rencontres. Ce qui est sûr c’est que je suis maintenant très attaché à cette ville.

Être Carioca pour vous, c’est quoi ?
Être carioca pour moi c’est avant tout être fier de sa ville, supporter l’un des quatre clubs de la ville (Fluminense, Botafogo, Flamengo, Vasco de Gama) au delà du réel, vivre à la plage et être de manière générale plutôt festif et heureux.

Si vous deviez choisir un endroit à Rio, quel serait-il ?
Le sommet du Morro Dois Irmões, le lieu est plutôt calme et permet d’avoir une vue d’ensemble sur la zone Sud de Rio de Janeiro, la Lagoa, les quartiers d’Ipanema et Leblon et l’océan. Et lors de la randonnée on peut saisir l’immensité de la favela de Rocinha.

Rio en trois mots :
Plage, joie et merveilleux.

publié le 28/07/2014

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