Mes études en France - Février 2015

Chaque mois, nous vous proposons une rapide rencontre avec des brésiliens des états de Rio de Janeiro, Minas Gerais et Espirito Santo ayant choisi d’aller étudier en France. Quelques questions, toujours les mêmes, dressent de brefs portraits, qui sont l’occasion de mieux connaître ceux qui sont partis étudier dans notre pays.

Vinicius Pereira : "Étudier en France c’est apprentissage, amitiés, maturité !"

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Vinicius a 29 ans, il a étudié pendant 5 mois à l’ESSEC business School dans le cadre de son master en administration d’entreprise (MBA) à la COPPEAD (UFRJ).

Ville d’origine : Rio de Janeiro

Ville d’études en France : Cergy-Pontoise (Ile-de-France)

Quelles ont été vos premières impressions en arrivant en France ?
Lorsque j’étais adolescent, je prenais des cours de français à l’alliance française et pendant les cours nous parlions souvent de l’importance de la « politesse » dans la culture française. Pourtant, je n’imaginais pas que c’était un trait si caractéristique de la société française. Au Brésil, les relations humaines sont très informels, que ce soit au travail ou au quotidien. Je dois reconnaitre qu’au début, il m’a fallu m’efforcer à dire systématiquement « bonjour » et à vouvoyer les inconnus, ça n’a pas tout de suite été naturel. Avec le temps, j’ai pris le pli et j’ai ramené ces « bonnes manières » avec moi à Rio. Même si je n’ai pas abandonné le style informel carioca, je fais désormais attention à toujours entamer une conversation par un « bonjour » et à remercier systématiquement lorsque je suis servi à la table d’un restaurant, par exemple. Je pense que le carioca a encore très peu ce réflexe de politesse, c’est dommage, peut-être est-ce un héritage du passé esclavagiste de notre pays, lorsque le « serviteur » avait à peine le statut d’être humain.

Quel est votre souvenir le plus marquant ?
Pendant un moment, j’ai vécu dans l’appartement d’une amie française qui était partie voyager hors de France pour les vacances et m’avait confié son appartement. Quelques jours après mon arrivée, j’ai claqué la porte en oubliant les clés à l’intérieur et je me suis retrouvé bloqué dehors. Le seul double des clés de l’appartement se trouvait chez la grand-mère de mon amie, en province. J’ai donc improvisé un voyage jusqu’à la maison de la grand-mère et l’expérience s’est révélée incroyable. J’ai passé l’après-midi entière chez cette dame, à discuter d’à peu près tout, notamment de ses longues années de vie. A travers les histoires qu’elle me racontait, je faisais la connaissance d’une autre génération de français, des racines de la culture française que l’on connait aujourd’hui.

Quel lien gardez-vous avec la France ?
Cela fait 2 ans et demi que j’ai quitté Paris et je suis encore en contact avec plusieurs amis français. Deux amis français vivent également à Rio et sont devenus des amis proches qui côtoient mon cercle d’amis et même mon cercle familial.

Quelle est votre occupation professionnelle, votre engagement, votre activité principale actuellement ?
Je suis consultant en gestion d’entreprises.

Qu’est-ce que ce séjour en France a changé en vous ?
Mon séjour en France m’a appris à être plus tolérant vis-à-vis des différences culturelles et me permet de pouvoir travailler, si je le souhaite,dans d’autres pays ou avec des personnes de divers pays et diverses cultures. Aujourd’hui je me sens un citoyen du monde.

Votre expérience en trois mots :
Apprentissage, Amitiés, Maturité.

La France en trois mots :
Culture, Culinaire, Histoire

Ada Camargo : "Étudier en France c’est passion, liberté, plaisir !"

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Ada a 75 ans, elle a étudié pendant 1 an les arts appliqués à l’industrie, à l’école Duperret, à Paris.

Ville d’origine : Rio de Janeiro

Ville d’études en France : Paris (Ile-de-France)

Quelles ont été vos premières impressions en arrivant en France ?
J’ai été frappée par la beauté architecturale de la ville, par la qualité de vie qu’ont les parisiens en général et par la cuisine française. Par contre, les parisiens étaient d’aussi mauvaise humeur à l’époque qu’ils le sont aujourd’hui.

Quel est votre souvenir le plus marquant ?
J’étais à Paris à l’époque de la guerre d’Algérie et je me souviens qu’il y avait de temps en temps de petites bombes artisanales qui explosaient dans la capitale. Malgré tout c’est le souvenir d’un fort sentiment de liberté qui domine. Il faut dire que c’était ma première expérience d’indépendance, aussi loin de mes parents. Qui plus est, j’étais installée chez des amis de la famille dans des conditions très privilégiées, je n’avais donc pas de préoccupation financière, je me sentais libre et insouciante, ce fut une année magique.

Quel lien gardez-vous avec la France ?
Mon lien avec la France a toujours été très fort. Je parle couramment le français, mon père est né en France où il a passé son enfance jusque ses 12 ans. C’est lui qui m’a enseigné le français et je l’ai ensuite enseigné à mes enfants. Aujourd’hui je n’ai plus de famille en France mais mes meilleurs amis vivent en France et nous y allons régulièrement, ou eux viennent nous rendre visite. Par ailleurs, mon mari est peintre et ses toiles sont souvent exposées en France.

Quelle est votre occupation professionnelle, votre engagement, votre activité principale actuellement ?
Je suis à la retraite, j’ai travaillé presque toute ma carrière pour le Ministère de la Culture brésilien.

Qu’est-ce que ce séjour en France a changé en vous ?
Ce fut un moment très formateur, un moment de nombreuses rencontres et de grande curiosité. Je me suis tout de suite beaucoup identifiée à la culture française.

Votre expérience en trois mots :
Passion, Liberté, Plaisir

La France en trois mots :
Beauté, Culinaire, Amitiés

Gisele Chouin : "Étudier en France c’est amitié, liberté, voyage !"

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Gisele a 32 ans, elle a étudié pendant 5 mois à l’ESSEC business School dans le cadre de son Master en Administration d’Entreprise (MBA) à la COPPEAD (UFRJ).

Ville d’origine : Rio de Janeiro

Ville d’études en France : Cergy-Pontoise (Ile-de-France)

Quelles ont été vos premières impressions en arrivant en France ?
Quel endroit magnifique !

Quel est votre souvenir le plus marquant ?
J’ai adoré être le témoin du passage des saisons à Paris. J’habitais près du Jardin du Luxembourg et j’allais souvent m’y promener. Quand je suis arrivé, en été, les arbres y étaient verts, puis j’ai vu les feuilles devenir jaunes et orange vif en automne, enfin ces feuilles à la couleur de feu sont tombées laissant les arbres nus pour l’hiver. Quel superbe spectacle !

Quel lien gardez-vous avec la France ?
Malheureusement je n’ai gardé aucun lien avec la France, si ce n’est que la France fait partie de mes projets de voyage.

Quelle est votre occupation professionnelle, votre engagement, votre activité principale actuellement ?
Je travaille dans les métiers de la finance d’entreprise, dans une entreprise du secteur pétrolier.

Qu’est-ce que ce séjour en France a changé en vous ?
J’ai rencontré des gens du monde entier, j’ai pu découvrir des lieux d’une grande diversité, dont certains que je ne connaissais qu’à travers les livres d’Histoire. Ce séjour m’a ouvert de nouveaux horizons.

Votre expérience en trois mots :
Amitié, Liberté, Voyage

La France en trois mots :
Histoire, Culture, Vin

Henrique : "Étudier en France c’est maturité, amitiés, culture !"

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Henrique a 32 ans, il a étudié pendant 2 ans à l’université de Paris VIII (Saint-Denis) en master Information et Communication. Il a ensuite travaillé 5 ans chez Microsoft à Paris avant de rentrer au Brésil.

Ville d’origine : Belo Horizonte

Ville d’études en France : Saint-Denis (Ile-de-France)

Quelles ont été vos premières impressions en arrivant en France ?
Je suis arrivé un 1er janvier à Paris, en plein jour férié. J’avais passé 10h dans l’avion, il faisait un froid à glacer le sang. La ville était vide, j’ai eu l’impression d’une ville fantôme mais cela rendait la ville encore plus belle. Ma première impression était celle d’une ville à taille humaine, avec ses immeubles relativement bas et une certaine unité architecturale.

Quel est votre souvenir le plus marquant ?
J’ai vécu 7 ans en France. A la fin de mon master en Information et Communication, j’ai fait un stage dans un label de musique qui s’appelle MusicWave. Microsoft a racheté cette petite société pendant mon stage et m’a proposé de les rejoindre pour une durée indéterminée. J’y ai finalement passé 5 ans. A mon âge, 7 ans c’est presque une vie… Ce que je veux dire par là, c’est qu’en 7 ans j’ai construit de solides amitiés et mes souvenirs les plus marquants sont avec mes amis, les soirées d’hiver chez l’un ou chez l’autre à boire du vin, ou les sorties en boîtes car à Paris les appartements sont vite trop petits pour accueillir tout le monde.

Quel lien gardez-vous avec la France ?
Du fait de mon master en France et des années passées à travailler dans le pays, j’ai obtenu la nationalité française, c’est mon lien le plus évident avec la France. Aujourd’hui, je travaille pour une entreprise française à São Paulo et je fais souvent des allers-retours à Paris. D’ailleurs, cela fait 2 ans et demi que je suis rentré au Brésil et je continue de me sentir plus chez moi à Paris qu’à São Paulo, la ville est plus tranquille, je m’y sens mieux. J’ai aussi monté un label de musique avec un ami parisien, c’est un autre lien fort que je conserve avec la France, entrepreneurial celui-ci.

Quelle est votre occupation professionnelle, votre engagement, votre activité principale actuellement ?
Je travaille pour la société française Deezer à São Paulo. Je suis en charge de la négociation des contrats avec les maisons de disques, des relations institutionnelles et du développement du service en Amérique Latine.

Qu’est-ce que ce séjour en France a changé en vous ?
D’un point de vue professionnel, mon séjour en France m’a appris à mieux structurer ma pensée. D’un point de vue personnel, j’y ai découvert d’autres modèles de « vivre-ensemble ». Le brésilien est très sociable dans la rue mais très individualiste chez soi, en France les gens font plus attention les uns aux autres.

Votre expérience en trois mots :
Maturité, Amitiés, Culture

La France en trois mots :
Social, Bon-vivant, Grincheux

publié le 11/02/2015

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