Sécurité des JO 2016 : échange entre le GIGN et le BOPE

Des membres du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale française (GIGN) ont été reçus pendant une semaine à Rio de Janeiro par le corps d’élite brésilien du Bope. L’objectif de la rencontre, un échange autour des pratiques respectives en vue de la préparation des Jeux Olympiques de 2016 à Rio.

Thierry Guiguet-Doron, attaché de police à l’Ambassade de France au Brésil, commentait auprès de l’Agence France Presse : "Le Mondial (de football 2014) s’est bien passé mais la menace (de terrorisme) aux JO est plus forte car il y a plus de pays (...) On leur a parlé de Charlie Hebdo et du danger des kamikazes. Ici, ils sont habitués à la guérilla urbaine, à la grande criminalité mais il n’y a pas de terrorisme".

Le Bope compte 550 policiers (dont 14 femmes) et 90% de ses missions ont lieu dans les favelas dominées par des narcotrafiquants. Une réalité lointaine de celle des agents du GIGN. "Le Bope nous a présenté des techniques de progression dans les favelas où il y a des imbrications avec la population et des problèmes de dommages collatéraux", a expliqué le chef d’escadron du GIGN qui a requis l’anonymat. "On n’a pas de leçons à leur donner. On leur a apporté des éléments en plus, sur la libération des otages, le terrorisme", a-t-il précisé à l’AFP.

Le représentant du GIGN a assisté à l’avancée d’une patrouille de huit hommes du Bope dans des ruelles étroites d’un mètre, de la favela Tavares Bastos et à des séances d’entrainement en présence de chiens policiers.

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publié le 26/06/2015

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